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Voyage à Duxford 2011 08


Voyage à Duxford en Août 2011

 

Vu par Loïc

 

Trajets  

 

Date

Heure (locale F)

Durée

du vol

Lieu (en clair)

Lieu (OACI)

 

Pilote

Départ/Arrivée

Départ

Arrivée

Départ

Arrivée

29

08h30/09h40

01h10

Lorient

Granville

LFRH

LFRF

Loïc

29

10h20/12h55

02h35

Granville

Duxford

LFRF

EGSU

Claude

29

18h40/18h55

00h15

Duxford

Cambridge

EGSU

EGSC

Loïc

30

12h10/13h35

01h25

Cambridge

Shoreham

EGSC

EGKA

Daniel

30

16h00/17h30

01h30

Shoreham

Granville

EGKA

LFRF

Loïc

30

17h45/18h50

01h05

Granville

Lorient

LFRF

LFRH

Claude

 

Lundi 29 

 

     La météo est enfin propice pour réaliser l’idée que Claude HOLE avait en tête depuis un petit moment : voler de Lorient à  Duxford en faisant une escale à Granville pour la douane et aussi pour prendre à bord un troisième pilote, Daniel PHILIPPE, dont les compétences en langue Anglaise vont être appréciées.

 

LORIENT

GRANVILLE

      

     Loïc est aux commandes du PA 28 Warrior F-GHSZ pour ce vol direct au niveau 55 à l’issue duquel nous sommes accueillis à l’aéro-club de Granville par Daniel, qui s’est chargé des demandes d’autorisation de vol préalables et de la réservation du B&B, il a même  pensé aux croissants.

 

GRANVILLE

DUXFORD

  

       Les « Mae west » sont enfilées après une dernière vérification des documents de vol.  Claude vire au cap 010 aussitôt après le décollage. Le plan de vol est activé, la visibilité est excellente : on aperçoit Jersey en bout d’aile gauche. La température extérieure est de 6 degrés au niveau de vol 55 (environ 1,7 km), le moteur tourne parfaitement, les réservoirs contiennent largement assez de carburant pour la traversée du « Channel ». Les nombreux changements de fréquence radio (Brest info, Deauville, retour avec Brest…) n’empêchent aucunement la contemplation du bocage Normand, puis de l’immensité de la manche.

     En approchant le 50 ième parallèle, London Info est contacté, ils ont notre plan de vol mais veulent une estimée du prochain point de passage. Un « Squawk » identique est donné à tous les « VFR » de la zone, c’est le 1177. Les falaises de l’île de Wight sont aperçues, coiffées d’une couche de nuages dont le sommet atteint 5000 pieds. C’est l’altitude qui nous est imposée par Southampton Radar, avec pour consigne expresse de signaler tout changement de conditions de vol. Claude, qui sait très bien qu’elles sont « VFR » après le trait de côte et qu’il n’y a pas de risque de givrage, laisse le pare-brise du PA 28 passer au gris opaque pendant quelques minutes avant que nous ne survolions le terrain de Southampton. Il nous est alors demandé de prendre un cap Nord-Ouest pour éviter la trajectoire du « Dash quelque chose » qui est sur le point de décoller en piste 02. Le cap Nord retrouvé, le vol devient inconfortable à cause des turbulences, pourtant nous sommes sous une couche nuageuse bien soudée. Mais l’impossibilité de voir du ciel bleu n’empêche pas le défilement de la campagne Anglaise, de nombreux terrains d’aviation jalonnent notre route : Newbury, Benson, Chalgrove, Wescott, Cranfield ou un cap Est est adopté en direction de Duxford. Entre temps, nous avons perdu le contact radio avec l’une des fréquences militaires mais heureusement London info répond toujours.

      Le contrôleur de Duxford nous assigne une place de parking tout près du « Memphis Belle », si bien que la « Flying Fortress B 17 » remplit notre pare-brise à la coupure du moteur du Piper. Nous posons le pied sur le sol Anglais dans une ambiance d’une autre époque avec le vrombissement des deux moteurs Havilland Gipsy Six du Dragon Rapide qui décolle pour un tour de « Sightseeing » et la pétarade des « Tiger Moth » au roulage.

     D’abord se restaurer, c’est chose faite au self service du « Visitor centre » où la tourte au fromage accompagnée de légumes et de frites ne laissera pas un souvenir impérissable. Mais au moins  nous sommes d’attaque pour la visite du Hangar 1 « Airspace », une construction récente dont la charpente est assez solide pour supporter les bimoteurs et autres « Harriers » qui y sont accrochés. Sur le sol revêtu de peinture anti-poussière, un hydravion quadrimoteur « Sunderland » s’entremêle avec d’autres géants révolus.

     La taxe d’atterrissage et les billets d’entrée sont réglés en repassant au « Visitor centre » avant la visite du hangar 2 « Flying aircraft », où se trouvent les « Corsair », « Skyraider », « Bearcat », « Thunderbolt » et autres « Spitfire » qui font la joie des spectateurs de show aérien.

     Le hangar 3 « Air and sea » réunit une quantité de machines volantes très diverses pouvant être embarquées sur des navires…

     Dans le Hangar 4 « Battle of Britain » dorment les reliques de la WWII. Les visiteurs peuvent vérifier leurs connaissances sur cette période héroïque à divers stands tenus par des figurants en uniforme d’époque.

     Le Hangar 5 « Conservation in action » contient des trésors qui vont encore nécessiter de longues années de travail avant de pouvoir revoler.

     Il suffit de longer une file de vénérables « Airliners » de la BOAC stationnés sur le tarmac pour atteindre l’ « Américain Air Museum », une gigantesque coquille de béton et de verre construite autour d’une non moins gigantesque « Stratofortress B 52 ». L’ancien bombardier stratégique est entouré d’autres avions mythiques comme le «Lockheed U2 » ou le « SR 17 Blackbird » obsolètes depuis l’avènement de l’ère spatiale. Le seul appareil Français est un magnifique « SPAD S-13 ».

      Le « Land Warfare » est le huitième et le plus à l’Ouest des bâtiments de l’Imperial War Museum de Duxford, il fait honneur aux armées terrestres Britanniques avec une incroyable collection d’engins blindés et de souvenirs.

      Il devient temps de penser à quitter Duxford, nous rejoignons donc le Sierra Zoulou non sans monter à la tour dire un petit bonjour aux deux contrôleurs dont l’accueil chaleureux teinté d’humour Anglais ( We don’t need problems ! )  nous rassure sur la suite du voyage.

   

DUXFORD

CAMBRIDGE

    

      Loïc s’installe en place gauche pour un vol si court qu’il y a juste le temps d’écouter l’ATIS avant de passer sur l’approche et la fréquence tour de Cambridge. Après l’atterrissage en piste 23, il ne faut pas rater le taxiway en herbe qui conduit au stand Whisky.

     Le « Refueling truck » arrive pendant que nous rassemblons nos bagages, le « Brompton » de Loïc attire l’attention du pompiste qui ajoute 128 litres d’AVGAS dans les réservoirs du « Warrior », il conseille de ne pas quitter le vélo des yeux car les vols sont fréquents en ville !

     Les formalités d’escale terminées, le B&B « Amber Lodge » est rejoint à pied en dix minutes. Il faudra à peine un peu plus de temps pour rallier le centre ville en bus. Le guide du routard sorti par Claude nous mène à l’ «AGORA», un café restaurant tenu par de jeunes Turcs où l’ambiance est conviviale. Claude choisit un « Halep Kebab » tandis que Daniel et Loïc se régalent de « Yogourt Kebab », le tout arrosé de vin rouge pétillant Espagnol. Et comme ce n’est pas tous les jours que l’on dîne « Abroad » des desserts sont demandés : Apple struddle pour Loïc et Claude, Lemon cream pour Daniel !

      A la sortie du restaurant, un bus tout prêt à partir nous fait renoncer à découvrir plus profondément Cambridge by night, une bonne nuit de repos ne sera pas inutile.

 

Mardi 30

 

      Ragaillardis par un excellent petit déjeuner Anglais, les trois « French pilots » reprennent le bus, cette fois-ci à l’étage pour bien voir défiler les rues jusqu’au centre de Cambridge. Un parcours le long de la Cam fait apprécier l’architecture majestueuse des collèges. Au guichet d’entrée de la « King’s Collège Chapel » Claude brandit sa carte d’identité à la préposée qui ne voulait pas croire son âge, et du coup nous fait bénéficier à tous les trois du tarif réservé aux « more than sixty five » ! Le monument impressionne, il est vrai qu’il a fallu presque un siècle pour le construire, une trentaine d’années rien que pour les vitraux, et que sa voûte en éventail est la plus imposante du monde.

      Le retour à l’aéroport se fait en taxi, en repassant par le B&B pour prendre les bagages.

 

CAMBRIDGE

SHOREHAM

     

      Cette fois-ci Daniel pilote cette branche qui contourne Londres par l’Est. Il dépose pour Shoreham un plan de vol dont la route prévoit le survol de Stansted (l’équivalent d'Orly). Mais aussitôt le décollage effectué, le contrôleur impose un cap Est vers Haverhill : « there is few chance that you could overfly Stansted » puis Sud-Est vers Earlscone ou Loïc a déjà fait escale en 95, voir : http://beryl.pagesperso-orange.fr/voyages.html . Nous ne sommes pas autorisés à dépasser 2000 pieds et devons mettre le transpondeur en mode Alpha car celui-ci transmet une erreur de 800 pieds en trop.

      Notre désir d’apercevoir Londres au plus vite nous fait annoncer un survol de la Tamise alors que dix minutes de vol nous séparent encore d’elle. Rectification immédiate du contrôleur « the river you have in sight is the Crouch ». Un coup d’oeil après coup révèlera  que cette petite méprise à eu lieu en survolant la ville de Maldon, un comble !

      Les VOR de Detling et Mayfield sont aperçus, et même photographiés pour le fun. La Manche est en vue, le contact est pris avec Shoreham. Il règne une si grande activité sur ce terrain que l’approche directe demandée par Daniel est refusée, nous devons orbiter au dessus de Brighton, pas moins de trois « 360 » avant de pouvoir rejoindre la finale. Mais l’effet de pente du à la colline dans l’axe de la piste 20 surprend Daniel qui doit remettre les gaz, et c’est l’occasion d’admirer « Shoreham Beach » dans le tour de piste à gauche.

       A la descente de l’avion nous sommes accueillis par Philip Simpson, un pilote Anglais dont le PA 28 « Archer » basé à Shoreham à déjà posé plusieurs fois ses roues à Lorient. Philip se révèle un très précieux « Handling agent » : non seulement il nous dispense de nous occuper de la taxe d’atterrissage et des frais de bouche mais en plus il négocie avec le contrôleur un départ rapide pour nous alors que la perte du plan de vol Shoreham/Granville dans les ordinateurs de Cambridge à causé beaucoup de retard.

     

 

SHOREHAM

GRANVILLE

   

  

     Loïc aux manettes pour le retour au dessus de la Manche, cap sur « Kathy » aussitôt après le décollage, ensuite « Garmi ». Les militaires de Plymouth sont contactés après Londres info. De longues minutes passent sans rien apercevoir d’autre que les navires du « rail », c’est le moment de faire vérifier comment fonctionne notre capricieux transpondeur, surprise : il donne à nouveau des indications d’altitude correctes !

      Comme nous ne passons pas par la zone de Jersey, le retour à la langue Française avec Brest info est rapide, le superbe phare de Gatteville est pris en photo avant de contacter Deauville approche, le patchwork Normand défile à nouveau sous les ailes. A Granville pas de contrôleur, un pilote qui revient d’un vol local s’annonce en début de vent arrière alors qu’il vient à peine de quitter la pointe, Loïc qui est verticale terrain propose de rejoindre directement le début de base gauche, le PA 28 est au parking alors que le DR400 arrive en courte.

       Daniel récupère ses bagages, pas trop le temps d’échanger nos impressions : le temps est compté pour arriver à Lorient avant 19 heures…et un demi bien frais attend Daniel à Lessay !

 

GRANVILLE

LORIENT

 

  

      C’est Claude qui ramène le PIPER au bercail. Le Mont Saint-Michel à gauche et Saint-Malo en face n’ont déjà plus assez de lumière pour que de bonnes photos soient prises, la montée continue, on se retrouve VRF on top avec le plaisir de tremper de temps en temps les roues dans les nuages cotonneux.

      A 19 heures, l’avion est au hangar, il reste à rassembler l’équipement individuel, démoustiquer les bords d’attaque, remplir les carnets. Le traitement des photos viendra plus tard mais on le sait déjà : ces deux jours en Angleterre resteront un merveilleux souvenir.

    

 Les photos peuvent être vues ici :

https://picasaweb.google.com/beryl56/2011_08_29_LorientDuxford?authuser=0&authkey=Gv1sRgCLW1qMW71KemigE&feat=directlink

 

https://picasaweb.google.com/beryl56/2011_08_30_DuxfordLorient?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMHNwJWd4uuEBg&feat=directlink

Voir ci-dessous les traces des différentes étapes (lisibles dans Google Earth)

Fichiers joints à l'article :
   Granville-Duxford - [12,55 Ko]   
   Duxford-Cambridge - [1,74 Ko]   
   Cambridge-Shoreham - [8,10 Ko]   
   Shoreham-Granville - [6,79 Ko]   

 
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