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Voyage au Danemark 2009 06


Voyage au Danemark

 Juin 2009

Vu par Loïc

Trajets

 

Date

Heure

Durée

du vol

Lieu (en clair)

Lieu (OACI)

 

Pilote

Départ/Arrivée

Départ

Arrivée

Départ

Arrivée

16

09h05/12h00

02h55

Lorient

Lille

LFRH

LFQQ

Loïc

16

15h40/18h15

02h35

Lille

Borkum

LFQQ

EDWR

Claude

17

10h45/12h50

02h05

Borkum

Roskilde

EDWR

EKRK

Loïc

19

11h00/12h10

01h10

Roskilde

Pennemude

EKRK

EDCP

Claude

20

10h15/12h35

02h20

Pennemude

Erfurt

EDCP

EDDE

Claude

20

10h15/12h35

01h30

Erfurt

Speyer

EDDE

EDRY

Loïc

20

15h10/16h40

00h50

Speyer

Colmar

EDRY

LFGA

Loïc

21

09h30/12h25

02h55

Colmar

Angers

LFGA

LFJR

Claude

21

13h45/15h10

01h25

Angers

Lorient

LFJR

LFRH

Loïc

     La météo impose toujours sa loi, l’année 2008 ayant connu un mois de mai désolant, cette année les équipages d’Avranches et de Lorient ont choisi d’un commun accord le mois de juin pour tenter une sortie vers les pays nordiques. Mais quelques jours avant le départ, les prévisions ne sont pas bonnes pour l’Europe du Nord, ni vers l’Espagne qui reste la destination de secours, une annulation pure et simple est même pressentie ! Heureusement les fronts orageux se calment enfin, permettant l’envol. 

Mardi 16

LORIENT

LILLE

     Comme il n’y a que Claude et moi à bord du PA 28 j’ai décidé d’emporter mon vélo pliant « Brompton ». Cette géniale bicyclette pliante m’a déjà rendu service de nombreuses fois lorsque je voyageais avec le « Béryl » voir http://pagesperso-orange.fr/beryl/ . Cela ne dérange pas Claude qui est bon marcheur et qui connaît ma faiblesse côté genoux. J’ai déposé la veille en voiture la totalité des bagages à l’aéroclub, c’est donc en pédalant que je fais le trajet de mon domicile au terrain ce mardi matin. Le vélo est ensuite fixé sur la banquette arrière du « Cadet » à l’aide du harnais passager, il reste de la place !

     Loïc est aux commandes pour cette première étape sans histoires. La montée au niveau de vol 75 est choisie dès le départ, il ne fallait pas moins pour rester hors nuages. Après Saint Malo, la baie du Mont Saint Michel est vite atteinte, suivie par le Havre, Etretat est aperçu mais en survolant le continent. L’atterrissage sur la longue piste de Lille Lesquin est confortable, sauf que les installations de ravitaillement sont hors service, ainsi que l’ILS d’ailleurs ! Ce qui oblige à faire un roulage important pour rejoindre la pompe de l’aéro-club.

     Brigitte et Philippe, qui ont décollé d’Avranches, posent leur DR 400 160 peu après. Nous déjeunons ensemble au restaurant du terminal.

LILLE

BORKUM

    Les renseignements météo sont pris pour l’étape suivante et le plan de vol est déposé par Claude : il y a plusieurs frontières à franchir avant de rallier Borkum et l’heure de passage doit être indiquée pour chacune.

    Le point novembre de Lille Lesquin est survolé quelques minutes après décollage, ensuite direction la Belgique en évitant Roubaix et Tourcoing. Les nœuds routiers et canaux entremêlés de la ville de Gant sont survolés avant ceux d’Anvers et Rotterdam. Le paysage industriel se transforme ensuite en une alternance de canaux et de parcelles cultivées. De nombreux moulins peuvent être aperçus pendant la traversée du Pays-Bas. Après avoir frôlé la banlieue Est d’Amsterdam, la digue Néerlandaise, longue de 30 kilomètres, étonne au milieu de deux mers aux couleurs différentes.

    La côte Frisonne occidentale offre ensuite ses beautés sableuses, nous franchissons la frontière Allemande et atterrissons à Borkum, la plus occidentale des îles de la Frise Orientale.

    Les bagages sont déposés à l’hôtel des dunes situé à 200 mètres de l’aérogare. Nous y apprécions le très bon accueil, et partons en taxi jusqu’au centre ville. Il y règne une ambiance de station balnéaire au look Anglais, c’est calme, ça sent l’iode, une belle lumière illumine les rues. Les boutiques, malheureusement fermés au moment de notre passage, sont richement garnies de beaux objets. Le bord de mer aménagé en promenade incite à la contemplation et la flânerie. Le magnifique sable blanc très fin est parsemé de cabines colorées, pas de baigneurs car le vent a fraîchi.

    Les hôtels et restaurants ne manquent pas, les quatre voyageurs s’installent à l’intérieur d’un établissement de la Bismarkstrasse pour y déguster un plat de poisson.

    C’est le même taxi qui nous ramène à l’hôtel, les dunes environnantes sont colonisées par les lapins, de nombreux oiseaux égayent le terrain d’aviation de cris inhabituels pour nous. Cela ne nous empêche pas de passer une très bonne nuit, la qualité de la literie y contribuant pour une grande part.

Mercredi 17

    Pendant le petit déjeuner, il est question de choisir une escale ravitaillement sur la route de Roskilde mais cela ne sera finalement pas nécessaire car pendant que nous réglons les taxes et déposons un plan de vol les techniciens s’activent pour réparer la station d’essence. Nous sommes heureux de décoller avec les pleins faits.

BORKUM

ROSKILDE

     Le trajet en grande partie au dessus de la mer nous éloigne petit à petit de l’enfilade des Iles de la Frise Orientale dont chacune possède son propre terrain d’aviation. Nous avons d’ailleurs échangé quelques mots avec le pilote de l’antique Cessna rouge et blanc qui fait le taxi. Avant d’atteindre la côte du Danemark, une curiosité en pleine mer nous est offerte : l’archipel d’ Héligoland, dont une île est surélevée de 40 mètres par des falaises découpées côté ouest, l’autre côté étant aménagé de quatre ports de plaisance entourés de digues. La seconde île, elle, comporte un terrain à trois pistes disposées en triangle.

     Plus loin, une émergence de sable de 5 kilomètres sur 4 sans végétation ni habitation sauf un curieux phare bâti sur une tour en bois (Suaderoogsand).

     Le « Great Belt Bridge » reliant Nyborg à Korsor est aperçu quelques minutes avant les installations.

     L’arrivée à Roskilde oblige à contourner le terrain par le sud pour atterrir en piste 21, Loïc se présente un moment en finale 29 et s’aperçoit juste à temps de la confusion pour exécuter une baïonnette à droite qui a du surprendre pas mal de pilotes dans le circuit car le « petit » terrain de Copenhague connaît une activité bourdonnante.

     Sandwitch au restaurant de l’aérogare.

     Le chauffeur de taxi ne fait aucune difficulté pour embarquer le « Brompton » en même temps que nos bagages, il nous dépose au port devant l’entrée de l’Auberge de jeunesse.

    Cette fois ci il faut faire son lit soi-même, ce qui ne prend qu’un instant et cette peine est compensée par le coût peu élevé pour deux nuits et deux p’tit déjeuners : 1160 Couronnes Danoises pour deux personnes, soit 156 Euros.

    Quelques enjambées le long des quais suffisent pour atteindre le musée des bateaux viking. Celui-ci est organisé autour des drakkars qui avaient été volontairement coulés pour faire un barrage il y a plus de mille ans et dont les épaves ont été récemment été remontées à la surface.

    Après cette visite il reste du temps pour rejoindre le centre ville mais la Cathédrale est malheureusement fermée. Nous flânons au hasard dans les rues jusqu’à ce que la faim se fasse sentir. Au restaurant face au port conseillé par le « Guide du Routard » et proche de l’auberge de jeunesse,  les énormes bus qui attendent les groupes de convives déjà attablés ne laissent aucun doute : la cambuse sera entièrement vidée, il n’y a pas de place pour nous !

     Un taxi est donc choisi pour le retour au centre-ville ou nous dînons encore une fois de poissons. L’auberge de jeunesse est rejointe plus tard à pied, je prolonge l’exploration du port grâce au précieux « Brompton », au coucher du soleil un bateau de transport de passagers tout illuminé accoste lentement au quai. De nombreux  motards ont pris l’habitude de se retrouver face à la mer, devinez quelles histoires ils se racontent en sirotant leur bière…

Jeudi 18

     L’auberge de « jeunesse » attire les voyageurs de tous âges et toutes nationalités, nous sommes restaurés et partons à pied à la gare de Roskilde bien avant que les plus jeunes se soient levés pour déjeuner !

    Le ticket aller-retour pour quatre est un peu compliqué à poinçonner et il y a de l’attente sur le quai en plein air. Un voyageur est intrigué par le Brompton, il semble se demander si mon vélo n’est pas passé sous un camion, je lui fais une démonstration de dépliage/repliage pendant que Philippe chronomètre chaque opération : dépliage en 20 secondes sans chercher le record !

    La gigantesque gare de Copenhague est coiffée d’une toiture dont la charpente en bois donne l’impression d’être sous une coque de bateau. Un cyber café est squatté te temps de consulter la météo pour les jours suivant : un front orageux doit passer pendant la nuit, ciel favorable ensuite, pas d’angoisse !

    Le Syndicat d’initiative est proche de la gare, on y découvre quelques idées de visite, une balade en bus à deux étages est adoptée. Le circuit choisi longe de magnifiques parcs et  façades en briques décorées, celle du Rosenborg Castel laisse imaginer les trésors qu’il contient. Les grands quais d’où partent les bateaux de croisière vers Oslo sont ensuite parcourus, nous descendons à l’arrêt « Little Mermaid » pour apercevoir la légendaire sirène. Ce sont les touristes qui font le spectacle, ceux comme nous arrivés par la terre peuvent s’approcher jusqu’à toucher la statue tandis que ceux arrivant en bateau se contentent de l’admirer de loin, chaque catégorie servant de fond photographique à l’autre !

    Le Kastellet est rejoint à pied, les promeneurs qui franchissent les ponts levis sont ravis par les magnifiques douves bordées de saules. A l’intérieur de l’enceinte fortifiée, les bâtiments décorés de frontons armoriés, aux murs revêtus de chaux ocre et aux toitures de tuiles abritent maintenant le ministère de la défense et diverses corporations juridiques.

    Le groupe se sépare à la sortie du Kastellet, Brigitte et Philippe choisissant de déjeuner à proximité de l’église anglicane St Alban et de la Fontaine Géfion, tandis que Claude et Loïc continuent vers Amaliehaven.

    La promenade traverse un quartier résidentiel, une pause dégustation de beignets de calamars offre l’occasion de découvrir les habitudes du Danois moyen qui se déplace à vélo, les enfants rentrant de l’école escaladent un container rempli de vieux meubles et outils, ils jouent aux soldats avec des bouts de bois, les filles ne sont pas en reste brandissant des trophées coupants jusqu’à l’arrivée des parents qui reportent leurs rêves à la prochaine fois.

     Plus loin dans un parc, un théâtre de marionnettes en plein air captive son jeune auditoire.

     L’apparition de  Ny Havn (Le nouveau Port) est un enchantement  avec ses façades colorées de maisons surplombant les quais. Les terrasses de restaurants et nombreux bars sont pleines de touristes appréciant leur bière autant que le pittoresque panorama offert par les bateaux-phares et vieux gréements. Des couvertures sont à la disposition des clients au cas où le temps viendrait à fraîchir.

      A partir de Kongens Nytorv (Place Royale) le cheminement suit la rue Strojet grouillante d’un monde avide de shopping, nous admirons la monumentale fontaine Amagertorv et nous amusons des jongleurs et des nombreuses « statues vivantes » rivalisant d’originalité avant d’atteindre Town Square. Nos yeux ne sont pas assez grands pour saisir toute la façade de la city hall, son Absalon doré et sa tour haute de 105 mètres. A l’ombre de grands érables, la statue d’Andersen fait resurgir des épisodes d’enfance.

     Sous l’asphalte, un autre monde : celui de l’automatisme, de l’acier inoxydable et du verre, le métro de Copenhague est non seulement très silencieux mais aussi très sur, les portes des rames s’ouvrent en face des portes des quais sans aucune action humaine.

     Le rendez-vous avec l’équipage d’Avranches est pour 19 h à la gare centrale, cela laisse encore le temps de faire un tour dans le parc Tivoli, sorte de foire du trône ou des jeunes pour la plupart s’étourdissent dans les montagnes russes, la tour du vertige et les manèges au style oriental. Si décoiffant que leurs cris s’entendent bien au-delà des limites du parc ! Claude et moi rejoignons vite une partie plus calme autour d’un étang ou des batailles navales sont reproduites, mais heureusement c’est la trêve : le bruit des jets d’eau ne trouble pas notre repos, ni le parfum des roses !

     Au restaurant « Copenhagen Corner » les quatre voyageurs réunis échangent leurs impressions sur la visite de cette belle cité. Le rouget grillé accompagné de sauce papaye,  beurre à l’ail et pomme de terre à la crème que choisit Loïc restera inscrit à jamais dans ses bons souvenirs gustatifs !

     La gare bondée fait craindre un instant quelque attente ou manque de place dans le train mais non : le retour par rail à Roskilde est sans soucis !

Vendredi 19 

ROSKILDE

PENNEMUDE

    Dernier petit déjeuner pris à l’auberge de jeunesse.

    Le chauffeur du taxi qui nous conduit au Roskilde Airport accepte de faire une pause devant la cathédrale, va-t-on enfin voir les tombeaux  des rois et reines du Danemark ? Une foule fait la queue devant les guichets…ce sera pour la prochaine fois !

    Car il faut s’informer sur la météo, les « Notams» (Notice To Airmen) déposer le plan de vol, préparer le Piper Cadet…Des manœuvres d’hélicos militaires sont en cours à Pennemude, une autorisation d’arrivée est cependant obtenue par téléphone.

     Le vol se déroule en grande partie au dessus de la mer, le jaune canari du gilet de sauvetage sied bien à Claude qui est aux commandes, j’ai aussi enfilé le mien, Herr Brompton attaché sur la banquette arrière s’en passe bien.

     Les installations de l’ancienne base de lancement des V1s et V2s sont survolées lors du circuit d’atterrissage, Loïc en profite pour prendre des photos par la trappe de mauvais temps. Le vent traversier est assez fort, Claude « décrabe » au bon moment, nous refaisons les pleins et amarrons l’avion pour l’escale non loin du Robin d’Avranches qui s’est posé quelques minutes avant nous.

    Il règne une ambiance sympathique sur ce terrain : bruits d’hélicoptères, musée ou trône un Atlantic Première Génération, le directeur de l’aérodrome parle ….Français !

    Un minibus embarque les deux équipages avec valises et vélo jusqu'á l'hôtel Zur Zwiebel (littéralement : pour l’oignon !) ou nous déjeunons.

    Le musée de la base de lancement est instructif, on peut y voir non seulement des fusées mais aussi les ateliers ou ces engins de mort étaient construits, leur rampe de lancement du même type que les catapultes des porte-avions actuels, la gigantesque et lugubre centrale de production d’énergie pour tout cet arsenal qui fût occupé après la seconde guerre mondiale par les Soviétiques.

     Le sous-marin Allemand U 461 amarré à l’entrée du port se visite aussi mais pas après 18 heures, on se contente donc de détailler de l’extérieur cet étrange navire qui fut opérationnel de 1961 à 1991. Il tirait des missiles nucléaires mais avait une propulsion diésel/électrique, il pouvait rester un mois entier en immersion mais l’équipage en sortait couvert de suie et de graisse contrairement aux équipages des « tout nucléaires de la même époque !

     Une difficulté apparaît au retour au á l'hôtel Zur Zwiebel : ils ne prennent pas la Visa ! (ni d’ailleurs à Pennemude Airport) et nous n’avons plus assez d’euros. La solution est de faire aller-retour en train á Karlshagen pour retirer de l’argent liquide !

     C’est donc avec des portefeuilles bourrés de billets que nous prenons le dernier dîner à Pennemude, les menus sont uniquement rédigés en Allemand, les garçons passent commande au coup de pocker…mais Brigitte connaît des difficultés pour ne pas retrouver dans son assiette des mets que son estomac ne pourrait supporter !

Samedi 20

PENNEMUDE

ERFURT

     La route vers Erfurt passe à l’ouest de Berlin, pas moins de trois cartes aéronautiques sont nécessaires pour la programmer, cela ne perturbe pas excessivement Claude qui a trouvé une trajectoire ou les contacts radios sont simplifiés. Je décide de ne pas prendre le minibus pour le trajet de l’hôtel au terrain, le Brompton se révèle un outil idéal pour m’imprégner un peu plus de l’ambiance de Pennemude, quelques photos souvenir sont prises dans le musée aéronautique en plein air pendant que rugissent les moteurs des motos qui courent sur le circuit attenant au terrain.

   Les gens d’Avranches et de Lorient prennent une route différente : Brigitte et Philippe ont choisi de repasser par la Belgique. Les « adieux » sont faits pendant les préparatifs du départ.

    Ce parcours du nord au sud à travers l’Allemagne n’est pas sans rappeler celui réalisé en mai 2005 quand nous avions atterri au Tempelhof airport de Berlin (maintenant fermé) : même patchwork vert et jaune, mêmes autoroutes et mêmes éoliennes…

    A Ertfurt, nous déjeunons de sandwitches à la seule cafétéria ouverte, les deux pilotes Suisses qui s’apprêtent à remonter dans leur « Cirrus » pour rejoindre la Suède vont faire une escale à Pennemunde d’où nous venons, ils sont satisfaits quand nous leur confirmons les bonnes conditions pour le vol à vue.

ERFURT

SPEYER

 

     Loïc est aux commandes pour cette étape qui se déroule sous le contrôle de Langen, à 4500 pieds tout ronronne parfaitement, les indications de WUR (Wurzburg VOR) sont collationnées par celles du GPS, la contrôleuse à la voix très claire est avertie de l’heure à laquelle ce point tournant sera survolé, elle approuve notre route et nous assigne un « squawk ». Quelques orages à éviter, ne pas oublier de commencer la descente suffisamment tôt pour ne pas se démolir les tympans, Claude tient énormément aux siens. Peu avant l’arrivée, le circuit de compétition automobile de Hockenheim est survolé alors qu’une course s’y déroule.

     Comme un ravitaillement a été fait à Erfurt, nous n’avons pas à rajouter d’essence dans les réservoirs du PA 28, le responsable du terrain de Speyer a la gentillesse de nous conduire en minibus jusqu’à la sortie vers le musée que nous souhaitons visiter, je le soupçonne de ne pas nous estimer assez disciplinés pour suivre le trajet piétons qu’il nous a indiqué !

     L’entrée de ce musée est compliquée par la présence d’une concentration de propriétaires de Ford Mustang venus de tous les pays d’Europe. Certains campent à proximité, un barnum abrite l’orchestre Country, les rugissements de moteurs et crissements de pneus font vibrer l’air.

     Le premier Hall n’abrite pas moins de six locomotives à vapeur, des dizaines de camions de pompiers, motos, avions de toutes sortes, orgues de barbarie gigantesques et autres trésors ! Dans le second : une navette spatiale entourée de multiples stand détaillants le programme Apollo, des luxueuses automobiles des années trente et des motos et voitures de course récentes !

    A l’extérieur ce sont des « Phantoms », « Antonov » géants, hélicoptères de combats soviétiques, un « Jumbo 747 » trône à 30 mètres de hauteur, tout se visite : le chalutier comme le sous-marin et les immenses machines à vapeur ! Impossible de voir la totalité en deux heures, nous reviendrons. 

SPEYER

COLMAR

 

     Juste le temps de s’offrir un rafraîchissement sur la terrasse du « Rundfüge » qui donne sur la piste et nous redécollons, cette fois-ci en direction de Colmar. Le contrôleur rectifie mon estimation de passage de frontière un peu trop « fantaisiste » sur le plan de vol. Toujours à 4500 pieds car le niveau de transition est le 70, il suffit de suivre le Rhin, nous sommes un peu désappointés quand il faut revenir au Français à la radio, on s’était habitué à l’Anglais !

     Le « Handling agent » de Colmar est efficace et amical : il nous communique vite les meilleures adresses ou manger et dormir !

     La nuitée au Campanile tout proche ne nous déçoit pas malgré quelques petits problèmes de distribution électrique dans notre chambre, du genre la télé qui s’allume en pleine nuit quand on veut éclairer la salle de bains…puis noir total ! En contrepartie, excellents dîner et déjeuner, personnel vraiment aimable…le patronne a même déduit les p’tits déjeuners de notre facture quand elle a appris nos désagréments électriques !    

Dimanche 21


COLMAR

ANGERS

 

    C’est Claude qui est en charge de cette longue étape d’est en ouest au dessus du sol Français, Paris Info et Seine Info sont contactés, c’est calme, on est dimanche !

ANGERS

LORIENT

 

    Loïc est aux commandes pour cette étape de fin de voyage, il envisage de rester à 2500 pieds pour apprécier une fois de plus le sublime paysage breton mais les phénomènes de convection apportent trop d’inconfort à cette altitude. Il avise Nantes Info de son souhait de passer au dessus des nuages, pas de trafic connu, une trouée est mise à profit pour commencer la montée mais elle n’est pas suffisante : les derniers mille pieds se font en conditions IMC, plusieurs minutes pendant lesquelles l’avion n’est pas si bien contrôlé que cela puisque le cap au 280 initial est passé au 120 quand il émerge en ciel clair au niveau 85 !

    Le Piper couvert d’insectes subit un décrassage attentif, un échange téléphonique avec nos amis d’Avranches nous apprend qu’ils ont passé de bons moments à Ostende mais se sont fait secouer comme jamais avant d’y arriver !

Bilan et conclusion

     Le temps de vol de ce voyage est de 17 heures 45 minutes, réparties de la façon suivante : 8 heures 45 par Loïc et 9 heures  par Claude. Compter environ 120 euros par jour pour les frais de taxi, divertissement, nourriture et logement.

     Le PA 28 Cadet se révèle un avion de voyage aux qualités moyennes, il est relativement silencieux grâce à sa porte unique mais de nombreux « ratés d’ergonomie » entachent son emploi : tableau de bord trop imposant, sièges inconfortables, le dossier passager ne reste pas en position repliée ce qui complique encore plus l’accès à la soute, la porte de la cabine n’a pas de maintien en position ouverte ce qui agace pendant les opérations d’escale !

     Plus que le nombre de « pendules » au tableau de bord, ce sont ces détails qui font un bon avion de voyage. Ceux qui rêvent uniquement de « Glass cockpit » se trompent à mon avis ! Un bon GPS aviation personnel que l’on connaît sur le bout des doigts vaut mieux qu’un panneau « high-tech » que l’on ne maîtrise pas, et en cas de problème en vol ce sont les parfaits échanges avec les services du contrôle qui apporteront une solution !

 Images sur demande à :  loiclebail@wanadoo.fr

Fichiers joints à l'article :
   Trace des vols du Voyage au Danemark - [331,70 Ko]   

 
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