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Voyage aux Baléares 2012 05


Voyage aux Baléares

Mai 2012

Vu par Loïc

Trajets  

 

Date

Heure (locale F)

Durée

du vol

Lieu (en clair)

Lieu (OACI)

 

Pilote

Départ/Arrivée

Départ

Arrivée

Départ

Arrivée

01

09h45/11h45

02h00

Lorient

Royan

LFRH

LFCY

Loïc

01

13h50/16h40

02h50

Royan

Perpignan

LFCY

LFMP

Claude

02

09h40/11h45

02h05

Perpignan

Menorca

LFMP

LEMH

Loïc

03

10h05/12h40

02h35

Menorca

Carcassonne

LEMH

LFMK

Claude

03

14h45/15h45

01h00

Carcassonne

Cahors

LFMK

LFCC

Loïc

03

16h10/17h35

01h25

Cahors

Niort

LFCC

LFBN

Claude

03

18h00/19h20

01h20

Niort

Quiberon

LFBN

LFEQ

Loïc

04

16h00/16h20

00h20

Quiberon

Lorient

LFEQ

LFRH

Claude

 

Total de 13h35 dont 07h10 par Claude et 06h25 par Loïc.

 

     L’équipe d’Avranches composée de Pascal et Philippe et celle de Lorient composée de Claude et Loïc comptaient sur une belle première semaine de Mai pour quitter l’Hexagone. Le mauvais temps a contrarié ces projets : les forçant à un départ retardé et un retour précipité !

 

Mardi 1er Mai

 

LORIENT

ROYAN

      

     Loïc est aux commandes du PA 28 Warrior F-GHSZ pour ce vol de deux heures aux conditions  agréables malgré le léger vent de face. A l’arrivée, les deux appareils sont « à la corde » mais c’est le Sierra Zoulou qui rajoute en premier 75 litres de carburant pendant que poignées de mains et évocations de souvenirs se font entre les deux équipes. Déjeuner au sympathique restant de l’aérodrome :  L’escale 3 .

 

ROYAN

PERPIGNAN

  

       Claude décolle à 13h50, cap sur les VORs de Sauveterre et de Gaillac en montée vers le niveau 75, mais il devient impossible de rester en conditions de vol à vue à cette altitude, dommage : il faut renoncer à la tranquille fraîcheur (moins 1 degré de température extérieure) qui convient si bien au moteur et aux passagers de l’avion pour retrouver à 2500 pieds turbulences et chaleur qui fatiguent.

       Le DR400 d’Avranches F-GYKL fait une escale « délestage » à Graulhet (se prononce groliette). Gaillac est passé à 15h45 puis Castres et Carcassonne sont aperçus un quart d’heure plus tard. Vers 16h20 c’est la mer Méditerranée qui attire le regard avant l’atterrissage direct en piste 13 à Perpignan. Le « refueling » se fait tout de suite à droite près de l’aéro-club du Roussillon. 98 litres d’ « Avgas » sont réglés avec la carte Total qui devient capricieuse, piste magnétique effacée ? Pas réussi à obtenir le ticket ! Il y a par contre beaucoup de roulage avant d’atteindre le parking réservé à l’aviation Générale, et beaucoup à marcher pour rejoindre le contrôle. Loïc apprécie le « Brompton » même s’il doit le plier/déplier à chaque passage de tourniquet !

    Un taxi nous dépose devant le Théâtre de l’Archipel  près duquel se trouve l’ Etap hôtel , où les bagages sont déposés avant de rejoindre à pied le proche centre ville. Des boissons fraîches sont appréciées au bar Arago  puis balade dans les quartiers commerçants avant le dîner au  La Roma .

     De retour à l’hôtel, la suite du voyage est choisie en commun, ce sera Menorca.

 

Mercredi 2 Mai

   

PERPIGNAN

MENORCA

    

      Loïc s’installe aux commandes pour ce vol de deux heures cinq minutes qui commence en longeant les magnifiques sites de Saint Cyprien et Collioure puis la côte Espagnole à partir de Cerbère jusqu’à Bagur. Les échanges radio en Anglais avec les Espagnols ne posent pas de difficulté particulière. Il est vrai que sur la route au cap 160 entre le continent et les iles on ne voit que l’immensité bleue quel que soit le niveau demandé, les changements de fréquence et de code transpondeur sont ponctués à chaque fois par un « no traffic reported » en provenance du contrôle !

     A l’arrivée, les Avranchais qui disposent d’un avion plus rapide que celui des Lorientais, font le tour de l’île pour rallier le « West Corridor » tandis que Loïc négocie l’autorisation de joindre le « Visual Reporting Point » Playa de son Bou  en coupant par le centre, ce qui permet d’apprécier la vue du Monte Toro, point culminant de l’île puis les innombrables piscines de Cala en Porter avant d’atterrir en piste 19 Droite.

     Le service de handling réservé par téléphone avant le vol nous prend en charge, les formalités de douanes sont faites dans la précipitation en même temps que le ravitaillement et l’installation de l’avion au parking, damned je ne retrouve plus mes lunettes de soleil !

     Pendant le déjeuner à la cafétaria de l’immense terminal, Pascal utilise son « Ipad » pour réserver des chambres à l’hôtel restaurant Isla dans le centre ville de Moa (Mohon).

    Il est facile de prendre la navette qui nous laisse au terminus routier non loin de l’hôtel. Bagages déposés au Isla, la décision est prise de retourner à la gare routière cette fois-ci pour la traversée de l’île.

    Pendant le trajet, la verdure est omniprésente, les collines aux champs bordés de jolis murs en pierre défilent, les villes de Alaior, Es Mercadal et Ferreries sont traversées avant l’arrivée à Ciutadella.

    Sur la distance de un kilomètre à peine séparant le terminus routier du centre de cette petite ville portuaire la plus à l’est de l’ile, nous longeons le chantier naval, la marina de plaisance et de pêche avant d’atteindre la Plaza des born. Nous flânons ensuite dans le quartier historique autour de la Cathédrale et du marché devant lequel nous prenons un verre à la terrasse du « Bar es Mercat ».

    Le bus retour vers Mao se fait attendre, l’occasion de découvrir le môle sud et ses fortifications encore armées de vieux canons.

    Il est 20h30 quand nous reprenons la marche à pied à Mohon, pour un trajet découverte du port auquel on arrive par rue en lacets bordées d’anciennes demeures fortifiées transformées en palaces magnifiques. Les installations profondément abritées accueillent les navires reliant l’ile de Menorca à Alcudia, Palma de Manorca, Valencia et Barcelona.

     L’appétit aiguisé par l’ascension des rues escarpées, nous dévorons les beignets de calamars et autres spécialités proposées au restaurant Isla, avant de rejoindre les chambres confortables de l’hôtel.

 

Jeudi 03 Mai

 

     Breifing météo pendant le petit déjeuner au Isla. Là encore, l’Ipad de Pascal se révèle un outil précieux. Le beau temps va continuer sur les Baléares mais une série de perturbations vont s’installer durablement sur l’Espagne et la France à partir de Jeudi, risquant de compliquer notre retour.

     Dommage pour le tour de Menorca en bateau envisagé la veille, nous décidons à l’unanimité de rentrer. Les frais d’hôtel réglés, une dernière promenade en ville est faite avant de reprendre la navette vers l’Aéroport.

     Handling et taxes sont payées (242 € tout de même !) Le plan de vol est déposé à 09h20 pour Carcassonne (LFMK).

     Tout semble ok sauf une petite tache sous le purgeur intérieur de l’aile droite, aussitôt actionné il se met à fuir encore davantage, plusieurs tentatives sont vainement tentées par Claude et Loïc mais c’est Philippe qui en fin de compte stoppe l’hémorragie du précieux liquide. Niveaux vérifiés, le carburant affleure encore les bouchons, difficile d’évaluer la perte.

 

MENORCA

CARCASSONNE

     

      Cette fois-ci Claude est en place gauche, le roulage est très long (1.5 km) car les taxiways intermédiaires sont réservés uniquement aux sorties, le décollage s’effectue à 10h05. En virage gauche au Cap sur La Mola, le terrain de Sant Luis est survolé, puis la côte de La Mola à Port Farnells ou nous pouvons monter à 2500 pieds. A quinze nautiques en éloignement, nous sommes autorisés au Flight Level 045 et quittons le contrôle de Menorca pour passer avec Barcelona. Le magnifique bleu azur de la mer Méditerranée immense et lisse nous fascine, nous sommes distraits par un point brillant à nos onze heures qui semble avoir une vitesse égale à la nôtre, avion ou bateau ? C’est en fin de compte un navire qui sera dépassé un peu avant d’apercevoir les formations nuageuses coiffant la côte Espagnole.

      Les nuages se soudent si bien que Perpignan est passé en VFR on top, même pas pu voir un des « Trackers » pilotés par "des moustachus" à la voix de basse contrastant avec l’alto de la contrôleuse. Cap 323° et niveau 045 sont conservés encore une trentaine de minutes, les Pyrénées aux sommets majestueusement enneigés s’éloignent, les nuages sous l’avion se dispersent, rendant le sol  à nouveau visible.

      A l’arrivée, un liner est annoncé ce qui nous oblige à faire deux 360° de retardement au dessus du point Sierra Fox-Trot avant d’être autorisé à atterrir, le posé se fait à 12h40 soit 02h35 de vol.

    Le parking  de l’Aviation Générale est à 400 mètres du Terminal, il faut encore passer à travers ces stupides tourniquets,  il n’y a aucun fléchage, tout est en travaux, les voitures sont dans la poussière et la boue, il vient d’y avoir une guerre ou quoi ?

   Déjeuner au Salvaza sur l’aéroport, buffet froid, poissons sauce aïloi, instants de détente.  

  Au moment de payer la taxe d’atterrissage, les ordinateurs renâclent,  en attendant qu’une imprimante nous sorte enfin une facture, nous remplissons un imprimé d’enquête de satisfaction, inutile de dire que l’indice est au ras des pâquerettes.

 

CARCASSONNE

        CAHORS

   

  

     Loïc aux manettes, roulage vers le point d’arrêt Alpha, décollage en piste 10 et mise de cap  au 320° vers Cahors. Nous stabilisons au niveau 45, Aquitaine nous informe des parachutages en cours à Cahors. Une noria de Pilatus sert en effet d’ascenseur à ces passagers qui descendent avant l’arrêt complet du véhicule, Loïc a la chance de pouvoir se glisser entre un départ et une arrivée, si bien que les derniers parachutistes largués touchent le sol juste devant le PA 28 au moment de l’arrêt moteur à la station AVGAS. 103 litres de carburant sont rajoutés pour les 3h35 de vol depuis Menorca, soit une consommation avoisinant 29 litres par heure.

 

CAHORS

NIORT

 

  

      Claude décolle à 16h10, puis prend contact avec Aquitaine Info, le contrôleur négocie pour nous un transit au niveau 065 à travers la zone de Cognac, le contact avec les militaires est sympa, ils sont les seuls à vouloir connaître combien de personnes sont à bord de l’avion. La pluie est rencontrée dans le secteur d’Angoulême. En contactant Poitiers, nous apprenons qu’ils utilisent un « véhicule animalier » pour effaroucher les oiseaux. Le posé à Niort se fait à 17h30. Pas moyen de se désaltérer sur ce terrain où règne pourtant une activité vélivole dirigée par un  pilote remorqueur efficace.

    Un problème se pose : la limite d’heure d’atterrissage à Lorient est avancée à 18h30 à cause des exercices de simulation d’appontage qui s’y déroulent. C’est trop court pour nous, Loïc essaie de négocier au téléphone une arrivée après 20h05, heure de fin de ces exercices, oui mais ils sont suivis d’exercices de parachutage. Les militaires refusent de nous voir, même plus tard en déposant un plan de vol de nuit. Bon, pas moyen d’insister ce sont eux qui tiennent les fusils ! On a donc le choix entre Guiscriff et Quiberon pour se rapprocher un peu de la maison, ce sera Quiberon !

 

NIORT

QUIBERON

 

 

     Après le décollage du terrain de Niort, Loïc prend une route directe vers Quiberon,  au cap 303°, qui fait traverser la zone de Nantes. Quelques petites altérations sont exigées par la contrôleuse qui nous demande de survoler les points Whisky 3 de Nantes (Challans) et Whisky de Saint Nazaire (Pointe de Chemoulin), rien de bien méchant, la visibilité est bonne au niveau 065 et les cartes à bord de l’avion sont à jour.

     Il y a juste cette zone « Lima Fox-trot Delta 18 Alpha » qui est active mais dont la contrôleuse de Nantes ne connaît pas ce qui s’y passe, elle pourrait nous suggérer de contacter « Armor » mais non c’est à nous de nous débrouiller pour trouver la fréquence.    

      Heureusement, il ne se passe rien dans cette zone, qui couvre en fait toute la côte Bretonne, notre transit direct au dessus de la mer est approuvé par une sympathique contrôleuse en uniforme qui nous demande juste de rappeler en vue de Quiberon !

     C’est inhabituel d’arriver par le Sud Est sur la presqu’île, mais comme le vent est faible et que c’est le QFU conseillé dans ce genre de situation il n’y a pas grand risque.

     Une bière bien méritée est consommée sur la terrasse du bar de l’aéro-club Quiberonnais en attendant la venue de l’amie de Claude, Solange qui sera notre aimable taxi jusqu’à Lorient.

    

Vendredi 04 Mai

 

QUIBERON

LORIENT

 

 

   Dans l’après midi, Claude se trouve en place arrière d’un DR 220 de l’aéro-club de la Région de Lorient qui fait un vol d’instruction sur Quiberon. Les deux appareils reviennent en fin d’après-midi, en VFR spécial car les nuages sont nombreux sous 1500 pieds.

 

Conclusions

 

          Le DR400 d’Avranches F-GYKL est plus rapide que le PA 28 F-GHSZ de Lorient, c’est un 160 CV comme le PA 28 et pourtant il consomme moins de carburant à l’heure ! De plus, les temps de vol comptés à Avranches se font à l’horamètre qui décompte proportionellement les temps de fonctionnement selon le régime du moteur. Le DR 400 F-GYKL est équipé d’un GARMIN 430, ce qui offre un confort pour la navigation et de deux radios, ce qui permet d’écouter l’ATIS en même temps que l’approche, des détails qui comptent au point que les pilotes Lorientais se sont sentis un peu sous-équipés à bord de leur brave Warrior !

          Une question se pose depuis que les informations météo s’obtiennent avec un smart phone : est-il toujours indispensable de se poser sur des grands terrains ou l’on paye des taxes très élevées ?

    Les images du voyage peuvent être vues ici :

 

https://picasaweb.google.com/beryl56/2012_05_01_LorientPerpignan?authuser=0&authkey=Gv1sRgCKeDyquP1resYQ&feat=directlink

 

https://picasaweb.google.com/beryl56/2012_05_02_PerpignanMenorca?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMbWos286t6oRw&feat=directlink

 

https://picasaweb.google.com/beryl56/2012_05_03_MenorcaQuiberon?authuser=0&authkey=Gv1sRgCPHQiZSdu8zpFw&feat=directlink

 

     Voir également ci-dessous la trace du voyage aérien

et celle du trajet en bus sur Menorca :

 

 

 

 
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