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Voyage en Autriche 2010 06


Voyage en Autriche

 Juin 2010

Vu par Loïc

Trajets  

 

Date

Heure

Durée

du vol

Lieu (en clair)

Lieu (OACI)

 

Pilote

Départ/Arrivée

Départ

Arrivée

Départ

Arrivée

12

09h05/12h20

03h15

Lorient

Troyes

LFRH

LFQB

Loïc

12

14h30/16h40

02h10

Troyes

Konstanz

LFQB

EDTZ

Claude

13

09h20/09h35

00h15

Konstanz

Friedrichshafen

EDTZ

EDNY

Loïc

13

11h30/14h30

03h00

Friedrichshafen

Bad Vöslau

EDNY

LOAV

Claude

15

11h30/14h50

03h20

Bad Vöslau

Strasbourg

LOAV

LFST

Loïc

16

10h05/12h00

01h55

Strasbourg

Bourges

LFST

LFLD

Claude

16

14h00/16h20

02h20

Bourges

Lorient

LFLD

LFRH

Loïc

     Brigitte et Philippe, les pilotes d’Avranches avec qui nous faisons équipe d’habitude n’ont pas eu de chance cette année : indisponibles le samedi 05 alors qu’une bonne configuration météo aurait permis le départ, ils se trouvent à nouveau empêchés le week-end suivant si bien que Claude et Loïc décident de partir seuls.

Samedi 12 

LORIENT

TROYES

     C’est un nouveau « Brompton » que j’emporte cette fois-ci, juste essayé et réglé quelques jours avant le départ. Ce vélo pliant pèse seulement 9 kg mais il ne dispose pas de porte-bagages comme celui utilisé lors du voyage au Danemark l’année précédente. Aussi j’apprécie d’être déposé avec tout le barda du pilote en voiture par mon amie Solange devant le portail de l’aéro-club de la région de Lorient. Je suis en avance, ce qui laisse le temps de tout contrôler tranquillement : il faut rajouter un litre d’huile moteur et 65 litres d’essence pour avoir les pleins complets. Mes bagages et le vélo prennent peu de place dans l’avion, Claude est si décontracté qu’il en oublie son casque radio dans sa voiture et doit retourner le prendre pendant que le moteur du PA 28 monte en température !

     Pourtant, la météo n’est pas facile : nous sommes coincés entre deux couches nuageuses. Dans la zone de contrôle de Rennes, on se déroute vers Angers pour trouver des conditions « meilleures ». Un autre appareil en provenance de Lorient fait route vers Blois en même temps que nous, nous partageons sur la fréquence nos impressions sur la météo.

      Le trajet se poursuit avec un plafond très bas jusqu’à Auxerre, impossible de prendre une seule photo correcte pendant le vol, l’aéroport de Troyes est enfin atteint à 12h20, le « Cadet » est parqué près d’un joli « Mooney » suisse. L’équipage  apprécie une bière bien méritée et une collation au restaurant « Le Coucou » après ces 3h20 de pilotage sans voir un bout de ciel bleu ! 60 litres d’AVGAS sont rajoutés dans les réservoirs et les « METARs » et « TAFs » sont copiés.

TROYES

KONSTANZ

    Le plan de vol est déposé par Claude : il y a une frontière à franchir avant de rallier Konstanz et son heure de passage doit être indiquée.

    Aussitôt après le décollage à 14h30, le paysage se vallonne. Sur la fréquence de Bâle info, la plupart des trafics ne sont pas Français ce qui donne l’occasion de se familiariser avec l’accent anglais des contrôleurs.

     Le Rhin est longé peu après le contact avec Zurich Info. La centrale atomique de Kernkrafwerk-Liebstadt est survolée de près sans aucune interdiction : elle est sur la rive Suisse du Rhin !

     Les chutes de Schaffhausen sont aperçues, ainsi que de nombreux châteaux dominant les méandres du fleuve.

     Si l’arrivée à Konstanz est un réel plaisir des yeux, la presqu’île de Reichenau classée au patrimoine mondial (voir http://whc.unesco.org/fr/list/974) y est pour quelque chose. Claude pose l’avion à 2h10 sur l’herbe du terrain d’aviation qui ne paraît pas bien grand au milieu des immeubles.

    Pendant que nous sécurisons l’avion et réunissons les bagages nécessaires à l’escale, un pilote Suisse vide une bombe de « WD 40 » sur les articulations de son « Dornier ». Le « Brompton » est déplié en un clin d’œil, il ne faut pas longtemps non plus à Claude pour louer un vélo de ville disponible dans le hangar près de la tour de contrôle.

    Direction centre ville en suivant les pistes cyclables aménagées, on remarque tout de suite qu’un gros effort est fait pour les cyclistes et piétons : des ponts spéciaux accessibles par des rampes en colimaçon franchissent les grands carrefours ! Quelques bruits de moteur pourtant, des beaux bruits de  six cylindres ou autres V12 à essence, même les motos font dans le feutré, pas de scooters pétaradants !

    Les hôtels devants lesquels nous passons sont complets mais le « Bilger Eck » nous accepte dans une annexe, en fait un bel appartement situé Zasiusstrasse, proche du port de Konstanz. On y accède en franchissant le Rhin par le pont de Peterhauser servant de plongeoir à des nageurs courageux.

    Bagages déposés, nous reprenons les vélos jusqu’au port en passant par les rues du centre ville envahi par un marché aux puces géant. Une attraction piquante s’ajoute au charme de l’endroit, c’est la statue « Imperia » représentant une courtisane tenant un empereur à bout de bras et un pape dans l’autre, une commémoration du concile de Constance (1414-1418) de 18 tonnes tournant sur son axe en trois minutes !

    Une foule joyeuse se détend au « Hafen Hall », bâtiment ayant autrefois abrité le Concile. La bière y est excellente, ainsi que la friture de trois poissons fraichement pêchés dans le lac, accompagnés de verres de Chardonnay local. Pendant le retour au gîte en soirée, Loïc s’arrête souvent pour prendre des photos et se perd dans les rues pleines de monde, ben oui…le GPS est resté dans l’avion !

Dimanche 13 

    Le réveil est organisé par le chant des moineaux, pigeons et corbeaux. Petit déjeuner pris au « Bilger Eck » ou une énorme machine réussit à transformer dans un joyeux tintamarre deux oranges entières en un demi-verre de jus. Il reste 2,5 kilomètres à faire pour rejoindre le terrain ou nous arrivons en même temps que le sympathique contrôleur.

KONSTANZ

FRIEDRICHSHAFEN

     La faible longueur de la piste en herbe du terrain de Konstanz empêche de décoller avec les pleins complets ce qui impose une escale de ravitaillement à Friedrichshafen. Loïc est aux commandes pour ce vol de seulement quinze minutes. Pendant le « refueling » un Zeppelin revient de son survol de la ville, les  « liners »  s’alignent et les hélicos caracolent. Une forme connue des pilotes Lorientais trône parmi les bizarreries du « New Dornier Museum »  c’est un « Atlantic » aux couleurs de la  Bundesluftwaffe.                                                                      

FRIEDRICHSHAFEN

BAD VÖSLAU

    La route choisie par Claude passe par les VORs de SBG (Salzburg), LNZ (Linz), puis LOAD le terrain de Völtendorf avant l’atterrissage à Bad Völsau (LOAV). Mais aussitôt après le décollage qui a lieu à 11h30 il faut rallier le point Sierra de Friedrichshafen sans dépasser 2500 ft. Le contact avec Munich Info est établi, les jolis villages accrochés au relief défilent sous les ailes du PA 28. Mais bien vite de nombreux nuages viennent gâcher le plaisir, il faut monter, nous sommes coincés entre deux couches. Il devient difficile de voir le sol à travers de rares trouées. Vers 12h30, les conditions s’améliorent, permettant même d’apercevoir des gros dinghies de rafting sur l’Isar. Un quart d’heure plus tard, le Danube se déroule dans la région de Walsee. Le paysage change pendant que Vienne se rapproche, nous entrons en contact avec Vienne Info (prononcer vininfo !). Quelques trafics sont aperçus dont un autogire orange rasant les grosses bâtisses   construites en carré selon le style de ferme qui semble adopté par la région.

     La tenue de l’altitude n’est pas aisée à cause du relief, si bien que l’arrivée à Bad Vöslau après le passage entre le pic du Steinkampl et celui du Kritchenkogel est un soulagement. Seule la terrasse du restaurant de l’aéroport connaît un semblant de vie. Il est près de 15h00, Loïc consomme un « Reisfleish mit salat » mélange de riz et de viande hachée épicée servi avec salade de maïs très rafraichissante tandis que Claude se contente d’une pâtisserie, les cafés sont comme la bière : excellents.

     Le chauffeur du taxi n’a pas compris que l’on est en vacances : il emplafonne toutes les limitations pour nous déposer à la gare de Bad Vöslau, il est vrai juste 5 minutes avant le départ du train  pour la gare de Vienne distante de 25 km. Dans la « Bahnhof Wien » la station Philadephiabrücke permet prendre la ligne de métro U6 d’où nous émergeons quinze minutes plus tard à la station Volkstheater. A quelques minutes de marche de là, la Jundenherbergen de Myrthengasse accueille nos bagages. Si Claude peut faire confiance à ses jambes j’apprécie le « Brompton » qui prend place dans le taxi, sous un siège de train ou de métro, se déplie en 20 secondes et dont le sac accepte tout le bazar du voyageur moderne !

     Il est 17h30 quand nous ressortons du dédale de couloirs de l’Auberge de jeunesse pour commencer à vraiment découvrir le charme de la capitale Autrichienne : l’hôtel de ville, l’opéra, les innombrables statues dans les innombrables parcs et jardins sont admirés dans le calme. Il juste faire attention à ne pas stationner pour lire sa carte sur un couloir pour cyclistes si on ne veut pas se faire enlever un morceau de pantalon !

     En soirée, impossible de passer devant le Stub Sacher Café sans s’arrêter pour y déguster des « Wienner schnitzels » et la fameuse tarte Sacher savourée avec la crème et le café Viennois.

Lundi 14

     On dort confortablement sur les matelas de la Jundenherbergen, et si on survit à la périlleuse descente du lit à étage on peut se restaurer à volonté dans la bourdonnante salle des déjeuners.

     Premier but de la journée : le bureau de tourisme où deux billets pour la visite en bus de la ville sont achetés. Visite commentée en anglais par Gabrielle qui connaît par cœur les nombreux palais et églises ainsi que leur histoire. Vienne est une ville très verte, musées, salles de concert, alternent avec les parcs accueillants. La nouvelle gare de métro centrale de Sudtirolerplatz est en construction, ce qui génère quelques embouteillages, mais nous n’avons pas à nous en soucier, confortablement installés à l’étage du bus. Les commentaires de la guide se poursuivent, gênés parfois par les pleurs d’un enfant qui finit par s’endormir, comme d’ailleurs quelques membres d’une famille Indoue ayant sans doute abusé des fameuses tranches de veau enrobées de chapelure.

    Un espace de une heure trente nous est accordé pour nous régaler les yeux au château de Schönbrunn, sorte de Versailles en plus grand. Le parc est superbe, je regrette de ne pas avoir été autorisé à prendre le « Brompton » pour le visiter. Il est vrai que le vélo m’aurait encombré lors de la visite des 40 chambres (sur 400 !) dont les volets fermés en permanence interdisent à la lumière du soleil d’abimer les décors et objets précieux qui s’y trouvent.

    Il est un peu plus de 14 heures quand le « Sightseeing bus » nous abandonne Sudtirolerplatz ou un bar est squatté le temps d’une collation et d’une réflexion sur la suite à donner à la visite. Au fait on n’a pas encore vu le Danube, coup d’œil exercé de Claude sur le plan du métro, achat de tickets à la journée, et direction Vorgartenstrasse que nous atteignons après quelques changements de ligne. Une dame très gentille réalise notre hésitation quant à la sortie à prendre, elle nous indique spontanément celle la plus proche du fleuve, dont nous sentons la fraîcheur au fur et à mesure que l’on s’en approche.

    C’est très beau, plutôt vert que bleu mais très large, les pousseurs Russes n’ont aucun mal à croiser les navires de tourisme qui rejoignent Bratislava et Budapest ou peut être encore Belgrade…

   Nous n’irons pas jusqu’à la Serbie cette fois-ci, acceptant de nous contenter de la visite du parc d’attraction du Prater situé à 1 km ! Bien entretenue, la grande roue construite en même temps que la tour Eiffel domine les autres manèges prisés des amateurs de sensations fortes. Nous préférons goûter une bonne bière tout en cherchant comment rejoindre le village des viticulteurs de Grinzing, situé sur les hauteurs au Nord-Ouest de la Ville.

   Ce sera par le tramway 38 dont les freins cessent de couiner dans le terminus désuet aux pavés foulés autrefois par des grands hommes tels que Beethoven et Einstein qui avaient une résidence d’été à Grinzing ainsi que Malher qui y est enterré. Cela continue de nos jours, si on en croit les photos publiées par certains restaurants : « Bill Clinton est venu dîner ici ». Les villas cossues et les voitures qui stationnent devant (vu pour la première fois une Porsche 4 portes) ne laissent aucun doute, l’endroit est très chic !

    Nous faisons halte au Zum Martin Sepp pour dîner. Médaillons de porc aux asperges pour Claude et truite au riz pour Loïc, accompagnés de Chardonnay très frais, suivi de classiques mais non moins délicieux Apfelstrudel sans oublier le café Viennois bien sur !

    Surprise à la Philadephiabrücke en descendant du grinçant tramway 38 : un ancien collègue de travail qui habite Languidic voyage en compagnie de ses parents et amis, ils utilisent deux voitures et vont à Budapest. Une photo est prise pour fêter cette rencontre fortuite puis chacun reprend sa route, la nôtre s’arrête à l’auberge de jeunesse pour la nuit.

Mardi 15

    Une météo venteuse et pluvieuse est prévue les jours prochains à Vienne, il devient impératif de se déplacer vers un endroit  plus compatible avec la pratique de l’aviation légère. Mais il faut d’abord rejoindre notre avion. Le « Brompton »  semble trouver le chemin plus facilement par la Burgstrasse jusqu’à la  station de Métro Westbahnhof ou il est plié pour les 25 kilomètres en train de Philadelphiabrücke à Bad Völsau.

      BAD VÖSLAU

STRASBOURG

   

   100 litres d’AVGAS sont rajoutés dans les réservoirs du PA 28 qui nous a attendus bien sagement.

    Après avoir imprimé les prévisions météo aéronautique Autriche/Allemagne/France, nous renonçons à une éventuelle escale dans la région de Munich.

     A 11h30, Loïc est aux commandes pour ce vol à destination de Strasbourg. Un cheminement par les points Echo, Sierra et Novembre est imposé pour éviter le survol des zones habitées de Bad Vöslau puis cap à l’Ouest. Le  terrain de Voltentdorf (LOAD) est survolé vers midi, puis celui de Wels (LOLW). Il reste à se laisser « tirer » par le « VOR » de Salzburg  (SBG). Nous volons à 6500 pieds entre deux couches nuageuses, le terrain de Oberpfaffenhofen (EDMO)  ne peut donc être vu mais nous admirons sur la gauche de notre route les Alpes dont les sommets acérés émergent des nuages. Seuls nos moyens de radio navigation nous indiquent que nous sommes bien en route vers le « VOR » de Sulz (SUL), ce qui est confirmé par le GPS si pratique pour annoncer une « ETA » (Estimating Time of Arrival). Le très fort vent de Nord-Est nous pousse favorablement, gardant la vitesse sol  longtemps au dessus de 150 kts (presque 300 km/h) si bien que les frontières Autrichiennes et Allemandes sont franchies avec de l’avance. La vue du sol n’est retrouvée qu’en approchant le point Echo du terrain de Strasbourg (LFST). Nous sommes secoués dans tous les sens mais cela se calme en finale, la piste 05 convenant parfaitement au vent toujours aussi fort après ce vol de 3h20. Le retour à la phraséologie Française est un réconfort mêlé de nostalgie. Après avoir quitté notre avion stationné sur l’emplacement B5 du parking réservé à l’aviation générale, nous pouvons goûter aux spécialités Alsaciennes dans le restaurant de l’aérogare.

     Pendant les 15 minutes du trajet en taxi jusqu’au centre ville, nous discutons avec le chauffeur obèse à un stade ultime, passionné de simulateur de vol il aimerait piloter  « en vrai », mais aucun d’entre nous n’ose lui dire que cela va être difficile de faire rentrer ses 220 kg dans un cockpit !

     Petit problème dans le quartier de la gare à Strasbourg, il y a une session parlementaire en cours et tous les hôtels sont complets ! Sur le point de retourner à l’aéroport nous finissons cependant par obtenir la dernière suite libre au Hannong, élégant immeuble de caractère en plein centre ville, une chance qui nous permet de déposer nos sacs pour flâner librement tout autour de la cathédrale. A quelques pas de là, le quartier pittoresque de « La petite France » nous attire, le quai Saint Thomas tout au long de l’Ill, la rue de la monnaie, la rue des dentelles, l’écluse et les moulins, la rue du bain aux plantes, le temps semble s’être arrêté ici. Les promeneurs aussi s’arrêtent au bar Golden Gate, pour prendre une consommation en terrasse tout en regardant le flot des passants. Pas de voitures, c’est le rêve, des musiciens animent la place du bain aux plantes près de la maison des tanneurs, des couples dansent sur les pavés.

      Quelques pas supplémentaires mènent au Pont National devant lequel la  brasserie restaurant Schnockeloch (Trou à moustiques) nous inspire. Le choix s’avère très bon autant par l’accueil que par les tartes flambées accompagnées de salade verte et d’un quart d’Edelzwicker, clientèle d’habitués mais il suffit d’y venir une fois pour avoir droit à ce statut !

      Rassasiés, les flâneurs entreprennent un trajet retour au « Hannong », leur élan est stoppé par la vitrine du « Vieux campeur » encore ouverte. Une visite s’impose dans ce temple de l’aventure, trois étages de vêtements, cartes, mousquetons, gamelles et bidons…indispensables, personnel compétent et sympa !

      Au Hannong, le poste Internet est disponible car tout le monde au bar est scotché devant la télévision qui diffuse un match de la FIFA 2010. L’occasion est trop bonne pour consulter météo et emails avant de plonger dans les bras de Morphée.

Mercredi 16

     Bien que le tarif du petit déjeuner soit assez élevé, Claude et moi décidons de tester les fauteuils et tables basses du salon Horn, le café est y est tout simplement parfait, rien ne manque, le personnel est adorable, on y resterait bien plusieurs jours….

     Mais il faut continuer le voyage : rentrer par une route au nord de Paris permettrait de faire une escale à Saint Valéry en Caux par exemple…oui mais d’abord rallier l’aéroport. Le réceptionniste appelle justement un taxi pour un client de l’hôtel qui s’y rend. Nous lui demandons s’il accepterait que nous partagions son taxi, et cet Expert Suédois dans le domaine de l’équivalence des métiers accepte volontiers !

    Johan, amusé par le récit de notre voyage en avion léger, me fait part de ses expériences aéronautiques en planeur et parachute ascensionnel, il refuse notre quote-part et règle aimablement toute la course.

STRASBOURG

BOURGES

 

     L’apparence des bâtiments de l’aviation générale manque de charme, mais toutes les infos indispensables à la suite de notre vol y sont  facilement imprimées. Nous passons le portique de détection et avons droit à la fouille au corps, j’en profite pout tirer une photo du « Brompton » au scanner. 108 litres d’essence aviation (AVGAS) sont rajoutés, la météo très nuageuse et ventée n’engage pas à poursuivre le tourisme vers la Normandie comme on pensait le faire la veille, on rentre en Bretagne aujourd’hui !

     Claude est aux commandes pour ce vol à destination de LFLD (Bourges). Après décollage en 05 et virage à droite vers le point Sierra, la contrôleuse de Strasbourg nous autorise la monté initiale à 4500 pieds, altitude confortable pour franchir les Vosges toutes proches. Mais au moment de libérer les axes dans le Sud, vers Obernai, un trafic inverse nous est annoncé avec un espacement vertical de seulement 300 pieds alors que les conditions de visibilité s’aggravent juste à ce moment là. Aucun des deux pilotes ne peut apercevoir l’autre, le Commandant de l’avion de ligne en dessous de notre trajectoire se plaint du trop peu d’espacement en regard des conditions.

     Vosges passées, les turbulences se calment mais pas le vent de Nord-Est qui porte notre vitesse sol à 294 km/h en palier pendant quelques minutes après le passage de Mirecourt Epinal (LFSG). Une fois le VOR de Langres Rolampont (RLP) franchi, le vent faiblit ce qui réduit notre moyenne d’une vingtaine de km/h jusqu’au VOR de Nevers (NEV). Nous sommes en « VRF on top » (au dessus des nuages), quelques rares trouées font apercevoir La Loire dans la Région de Charenton et Pouilly.

     En contact radio avec Seine Info puis Avord, nous changeons souvent de fréquence pour la traversée des zones militaires actives…eh oui, nous sommes en semaine.

     Claude pose le Piper sur le terrain de Bourges au bout d’un vol de 1 heure 55, il est midi pile. Les pompiers en bas de la tour nous imposent un emplacement différent de celui donné par le contrôleur, nous obtempérons sans trop en voir l’intérêt car la place ne manque pas autour de nous. Le restaurant proche de l’aérogare n’existe plus, je n’hésite pas à déplier le vélo pour atteindre le « New Kashmir » distant de 500 mètres. 

BOURGES

LORIENT

 

     Un appel téléphonique est passé au bureau de piste de la Base de Lann-Bihoué pour leur signaler notre retour plus tôt que prévu et s’assurer que la piste Nord-Sud est utilisable. Il est 14 h quand Loïc s’aligne en piste 06 pour un vol qui va passer par Loudun, Cholet et Nantes. Nous restons sous la couche nuageuse cette fois-ci, la visibilité s’améliore nettement à partir du Nord de Nantes au point que quelques photos sont aériennes sont prises.

     En contact avec Brest Info Sud, le survol du Golfe du Morbihan confirme combien notre région fait partie des plus belles.

     L’arrivée à Lorient après 2h20 de vol est un peu sportive à cause de fortes rafales de vent de Nord. Il faut presque une heure pour récupérer les bagages et remplir les différents carnets. Claude me dépose en voiture à Lanester, j’ai l’impression d’être parti bien plus de quatre jours, évidemment ici rien n’a changé, les travaux sur la E 60 au niveau du pont du Sac’h sont loin d’être terminés, embouteillages garantis, bon sang on était bien mieux en vacances !

Bilan et conclusion

     Le temps de vol de ce voyage est de 16 heures 15 minutes, réparties de la façon suivante : 9 heures par Loïc et 7 heures 15 par Claude. Compter environ 130 euros par jour pour les frais de déplacement, divertissement, nourriture et logement.

 Images sur demande à :  loiclebail@wanadoo.fr

 

Fichiers joints à l'article :
   Bad Vôslau-Strasbourg - [15,78 Ko]   
   Constance-Friedrichshafen - [2,72 Ko]   
   Bourges-Lorient - [12,11 Ko]   
   Strasbourg-Bourges - [11,57 Ko]   
   Strasbourg arrival - [1,93 Ko]   
   Lorient-Troyes - [16,51 Ko]   
   Friedrichshafen-Bad Vöslau - [16,32 Ko]   
   Troyes-Constance - [12,15 Ko]   

 
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