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Voyage en Italie 2006 05


Les Bretons à Venise en mai 2006

Trajets

Date

Heure

Durée

du vol

Lieu (en clair)

Lieu (OACI)

Pilote

Départ/Arrivée

Départ

Arrivée

Départ

Arrivée

14

15h55/18h50

02h55

LORIENT

BRIVE

LFRH

LFBV

Loïc

14

19h25/21h00

01h35

BRIVE

MONTPELLIER

LFBV

LFMT

Claude

15

10h50/12h55

02h05

MONTPELLIER

ALBENGA

LFMT

LIMG

Claude

15

15h15/16h30

01h15

ALBENGA

LUCCA

LIMG

LIQL

Loïc

17

11h20/12h40

01h20

LUCCA

SAN NICOLO

LIQL

LIPV

Claude

18

14h50/16h55

02h05

SAN NICOLO

GENOVA

LIPV

LIMJ

Loïc

19

09h15/12h55

03h40

GENOVA

MILLAU

LIMJ

LFCM

Claude

19

14h40/18h00

03h20

MILLAU

NANTES

LFCM

LFRS

Claude

23

13h15/14h10

00h55

NANTES

LORIENT

LFRS

LFRH

Loïc

 

Dimanche 14

 

LORIENT

BRIVE

 

   Le Tampico TB 9 immatriculé F-GKVH est encore choisi cette année pour rejoindre le DR 400 F-BUHL de l’aéro-club d’Avranches dont les deux pilotes, Philippe Mesguen et Henri Brionne nous attendent déjà à Montpellier. Ils ont choisi comme nous d’avancer la date du départ : inutile d’attendre la perturbation annoncée pour le lendemain.

  Ce premier trajet est réalisé en 2 heures 55 minutes par le brave Tampico piloté par Loïc.

 

 

BRIVE

MONTPELLIER

 

  L’escale Briviste n’a pas d’autre but que le ravitaillement en carburant, un peu dommage quand on sait que ce chef lieu de cinq cantons limousins regorge de monuments et lieux touristiques. 

   Les réservoirs à nouveau remplis, Claude Holé prend les commandes pour un vol de 1 heure 35 minutes jusqu’à Montpellier. A l’arrivée, les Lorientais et les Avranchinais, qui ont déjà réservé des chambres pour les deux équipages, échangent leurs impressions : le survol du pont de Millau restera gravé dans les mémoires… Le chauffeur du taxi qui nous dépose centre ville  jure qu’il ne quitterait pas sa région pour la nôtre ! Chacun choisit la cuisson qui lui convient pour les excellents steaks servis dans une Brasserie du quartier de la Comédie ou nous flânons quelques temps avant de rejoindre l’hôtel proche de l’aéroport.

Lundi 15 

MONTPELLIER

ALBENGA

   Au cours du petit déjeuner, il est décidé de ne pas suivre le trajet côtier à basse altitude pour rejoindre l’Italie. C’est donc en niveau que seront survolées les régions de Camargue, l’Etang de Berre avant de passer au nord de Marseille, Cannes et Nice. Les sommets enneigés des Alpes à gauche de la route rivalisent de beauté avec la Riviera. Monaco est aperçue à travers les nuages juste avant de contacter en anglais le service de contrôle Italien.

   La 09 est en service sur le terrain d’Albenga dont le relief proche impose un prudent circuit d’atterrissage habilement négocié par Claude. Après le ravitaillement, nos deux appareils sont parqués sur l’herbe de chaque côté d’un jet militaire. Le superbe terminal tout neuf est  d’une propreté rutilante. Sandwichs au jambon cru et cafés serrés sont appréciés avant d’investir le « crew lounge » pour préparer la suite de notre route. La météo est vite prise sur l’accès Internet en libre service mais le terrain de Venise étant fermé le lundi, nous essayons de négocier celui de Pise…qui ne peut nous accueillir faute de place sur leur parking ! Le terrain de Lucca, à mi chemin entre Florence et Pise, est contacté par téléphone pendant que l’équipage d’un jet d’affaires s’étonne de la quantité de cartes et documents aéronautiques que nous utilisons. Ils nous proposent gentiment leur aide…avant d’avouer qu’ils ne seraient plus du tout à l’aise en le VFR !

ALBENGA

LUCCA

   Cette étape commence par un trajet côtier aux points de reports à annoncer au service d’approche de Génova (Gênes), elle est ensuite bordée de zones réglementées à contourner ou dont la pénétration est à négocier avec le contrôle de Pise. Loïc a choisi de passer au nord  de celle de La Spézia, ce qui donne l’occasion de survoler les impressionnantes carrières de Carrare et les villages typiques juchés sur des crêtes acérées.

    Pendant l’approche vers la piste 28, nous apercevons la vieille ville fortifiée de Lucca alors que  Philippe et Henri, qui ont suivi la côte sans interruption à bord leur DR 400 plus rapide que notre TB 9, ont déjà eu le temps de demander une voiture de location par radio avant d’atterrir sur ce sympathique terrain qui longe l’autoroute et sert de base à des gros hélicoptères de lutte incendiaire.

   Philippe, transformé en rallye man au volant de la Fiat Typo, mène l’équipe au B&B  « Al Toudone » préconisé par le guide du routard de la Toscane. Il reste encore du temps pour parcourir les 20 kilomètres de route qui nous séparent de Pise ou la voiture est laissée en périphérie au profit d’un bus électrique desservant le centre ville. La découverte se poursuit à pieds jusqu’à la fameuse tour penchée qui est loin d’être la seule attraction de cette jolie ville parcourue par l’Arno. En soirée, nous dînons dans un « ristorante » fréquenté par les habitués locaux. Le retour au B&B se fait de nuit.

Mardi 16

   La matinée est occupée par le trajet à bord de la Typo équipée pour l’occasion du Garmin 296 indiquant les départementales à prendre pour arriver devant la monumentale « Porta Romana » de Firenze (Florence). Le bus a impériale se faisant attendre, c’est à pieds que le centre ville est rejoint non sans admirer au passage le Ponte Vecchio célèbre par ses boutiques de bijoutiers, gantiers et autres souvenirs appréciés par une foule nombreuse.

   La basilique et son dôme impressionnent de l’extérieur autant que de l’intérieur. Les appareils photo tenus par des touristes venus du monde entier crépitent de tous les côtés alors que nos estomacs commencent à sonner creux…C’est le moment de goûter aux spaghetti Bolognèse, Vino rosso, dessert et café express tout en regardant passer les calèches dans les étroites rues qui mènent à la place du Dôme. Une antique pharmacie à l’intérieur baroque est visitée avant de parcourir les berges de l’Arno jusqu’au Ponte Vecchio qui vaut bien un second passage. Il nous est donné l’occasion d’admirer ensuite le « Gardiano di Boboli » en rejoignant la voiture. Pas besoin de GPS pour rejoindre l’A1 encombrée que l’on quitte juste avant un énorme bouchon occasionné par de très nombreux camions. Le thé servi par la propriétaire du B&B est bienvenu pendant la préparation de la route vers Venezia (Venise). En soirée, visite de la ville fortifiée, dîner à la trattoria Léo suivi d’une flânerie digestive sur les remparts…

Mercredi 17

LUCCA

SAN NICOLO

  Nous sommes devenus plus familiers avec la cartographie routière de la région : le terrain de Lucca est facilement retrouvé…mais la météo brumeuse ne nous autorise pas à le quitter tout de suite. C’est l’occasion d’assister aux préparatifs de parachutage organisés pour des réservistes bardé d’insignes, de lunettes et téléphones portables dernier cri. Claude est aux commandes pour ce vol de plaine qui nous conduit à  San Nicolo, un terrain en herbe situé sur l’île de Lido.

   Vers midi, la visibilité  s’est améliorée : il est facile d’apercevoir Venise si proche en bout d’aile gauche pendant la finale 06. Nous amarrons les avions et prenons quelques photos. Pendant que le taxi arrive, je fais une réparation provisoire de la prise d’alimentation du GPS qui s’est ouverte en la débranchant…Notre hôtel est le « Villa Mabapa ». Il dispose d’une terrasse ombragée sur laquelle nous déjeunons avant de rejoindre l’île de Murano, grisés par la vitesse du canot à moteur. Là, c’est l’admiration devant l’habileté et la créativité des artistes verriers en plein travail près des fours si brûlants que nous nous sommes obligés de rester à bonne distance. Petite balade à pieds, attente en buvant un rafraîchissement mérité sur le quai du bateau qui doit nous mener de Murano à la place Saint Marc que nous parcourons rapidement une première fois car notre ticket, utilisé dans l’heure, nous permet de reprendre le bateau sur le grand canal jusqu’au pont Rialto. Les façades richement décorées des maisons vénitiennes défilent pendant que nos pieds s’habituent au mouvement de la houle provoquée par les autres embarcations. Encore quelques photos au Rialto avant de retourner place San Marco à pieds cette fois-ci…Vitrines élégamment décorées, dédale des rues, touristes bigarrés, statues, ponts innombrables, fontaines et campaniles ornés : tout est spectacle jusqu’à l’apothéose de la place mythique des Doges. Est-ce la marche ou la navigation qui nous a affamés ? Nous choisissons, parmi les nombreux restaurants, le San Bartholomo à deux pas de la place Saint Marc que nous retrouvons à la tombée de la nuit pour y écouter la musique jouée par les orchestres et nous laisser gagner par l’ambiance dolce vita…C’est à regrets que nous reprenons le bus marin vers Lido et le « Villa Mapaba ».

Jeudi 18

   Si l’impression de ne pas avoir beaucoup dormi est effacée après la prise du petit déjeuner, il faut se rendre à l’évidence : la météo ne nous permettra pas de passer une seconde nuit à Venise. Après avoir réglé la note et laissé nos valises à la consigne de l’hôtel, nous décidons de prendre la navette pour l’île de Burano. Sa route nous permet d’apercevoir nos avions sur le terrain de San Nicolo en passant, avant d’accoster sur cette minuscule île de pêcheurs aux maisons peintes de couleurs très vives et au campanile encore plus incliné que la tour de Pise ! Une flânerie pédestre parmi les échoppes proposant dentelles et masques dorés permet de rejoindre le second embarcadère de l’autre côté de l’île. Notre billet valable pour la journée nous autorise encore à naviguer vers Fondamenta Nuova pour traverser à pieds le labyrinthe des rues du quartier de Santi Giovani jusqu’à la place Saint Marc et son café Florian que nous tenons à voir une dernière fois avant de partir…

SAN NICOLO

GENOVA

   Pendant que le TB 9 gavé d’essence peine à décoller ses roues de l’herbe Vénitienne, je crains de voir réapparaître en bout de piste un navire de croisière aussi énorme que celui qui est passé pendant la check de départ…mais tout se déroule bien : le trajet inverse de l’arrivée se fait à 1000 pieds mer, ce qui laisse admirer le paysage. Après le  « reporting point Chioggia », la mer Adriatique est laissée derrière nous, direction ouest à travers une plaine parcourue par les méandres du Pô. Des caps nous sont donnés par les services de contrôle pour éviter de se mélanger avec les militaires qui s’entraînent. Au VOR de Voghera, il faut virer au sud pour franchir la région montagneuse qui précède Genova (Gênes) la consigne est de ne pas dépasser « 1000 pieds above ground »(300 mètres) facile à dire mais on est tenté de grimper plus haut pour éviter les turbulences occasionnées par le relief tourmenté. Génova apparaît pendant que nous cherchons à localiser les hélicoptères et autres trafics qui nous ont étés signalés. En base droite 29, alors que le gigantesque port de commerce passe sous les ailes de l’avion, je prends une photo de la ville…

  Au parking aviation générale, à côté d’un Learjet noir carbone, nous attendons le « refueling truck »…qui repart aussitôt arrivé car il ne délivre que du Jet A1 ! Nous devons redémarrer les avions et suivre à nouveau la « follow me car » jusqu’aux pompes « AVGAS ». Enfin ravitaillés, nous gagnons le centre ville en taxi, guettant le nombre d’étoiles sur les panneaux publicitaires des hôtels. Le Bernheoff en comporte deux ce qui nous convient parfaitement. Les bagages déposés, il est facile de rejoindre à pieds le bassin de Porto Vecchio ou de richissimes et rutilants yatchs sont amarrés. Il est agréable de se désaltérer sur une terrasse de bar devant ces magnifiques navires avant de chercher un « ristorante ». Celui  choisi nous fait découvrir des spécialités génoises dont la dégustation sera en partie polluée par le niveau sonore anormalement élevé de la salle...Ce qui ne nous empêchera pas de flâner très tard en admirant les paquebots en partance vers Palerme, Bastia ou Barcelone.

Vendredi 19 

GENOVA

MILLAU

   Sur le terrain de Gênes, les services météo, dépôt de plan de vol et règlement des taxes aéroportuaires sont rassemblés dans le même bâtiment. Il n’y a pas de borne informatique mais tous les employés parlent anglais. Météo prise, le plan de vol est déposé pour passer par San Remo puis nord Nice et Cannes, Brignolles et Montpellier pour rejoindre Rodez.

   Aussitôt décollé, Claude fait suivre au TB 9 une route inverse à celle parcourue le lundi. Malgré quelques passages de brume de mer nous reconnaissons les points de reports « Cogoleto » et « Cappo Noli » puis la visibilité devient favorable. Frontière passée, le retour à la langue française facilite encore les choses. Nous apercevons un groupe de trois « Pélican » s’entraînant à l’écopage sur le lac Saint Cassien, ils sont appelés pour éteindre un départ de feu sur Marseille avant de rentrer à Marignane, le ton du leader à la radio est parfaitement calme : héroïsme de routine ! 

    Pendant le transit avec Le Luc, il nous est demandé de monter au niveau 55 pour ne pas gêner un appareil faisant de la calibration radar, notre vitesse sol est de seulement 100 km/h à cause du fort vent de face. Les régions de Fos sur Mer, Martigues, Saintes Marie de la Mer, Aigues Mortes sont ainsi parcourues jusqu’à Montpellier puis la prise d’un cap nord ouest nous fait survoler les hauts cantons de l’Hérault et le Larzac. Alors que le pont de Millau commence à devenir visible, un message radio informe que les pompes d’AVGAS de Rodez sont en panne…ce qui nous force à nous dérouter sur le terrain de Millau. Malgré le vent glacé qui nous accueille en sortant de l’avion, nous sommes heureux de retrouver l’équipage du DR 400 d’Avranches. Le restaurant autoroutier situé à 500 mètres du terrain abrite l’équipe réunie pour une pause sandwich.

   Les pilotes rassasiés procèdent ensuite au remplissage des réservoirs, à la consultation de la météo et au règlement des formalités en haut de la tour. La contrôleuse, originaire de Bannalec, apprécie de parler pays avec Claude pendant que je me persuade que la pièce vitrée ou nous sommes est parfaitement immobile : c’est juste mon système d’équilibre qui restitue encore le mouvement de houle des bateaux et arrêts de bus flottants sur lesquels nous avons passé de longs moments à Venise !

MILLAU

NANTES

   Si l’accueil et les possibilités de Millau méritent d’y retourner un jour, il s’agit maintenant de rentrer en Bretagne alors qu’une forte perturbation la traverse. Claude, évitant le survol du camp du Larzac, va survoler une seconde fois le magnifique viaduc puis passer Rodez et Brive ou une direction plus Nord est prise dans le but de rejoindre Angers. Pendant le parcours des secteurs  de Limoges et de Poitiers, il nous est demandé de contacter une fréquence « cascadeurs » pour traverser un espace sans activité apparente. Nous obtenons aussi les données météo actualisées de Nantes que nous décidons finalement de rallier. Le temps commence à se dégrader à partir de Bressuire, nous obligeant à descendre à 450 mètres et à faire de nombreux détours pour rester en conditions de vol à vue. A Nantes, la pluie qui obscurcit le pare-brise pendant la finale ne nous empêche pas de rallier le parking India ou le Tampico, solidement amarré à des lourdes gueuses, va devoir stationner pendant trois jours.

   L’équipage du Robin a été plus chanceux : contactés par téléphone pendant que nous rejoignons Lorient en bus et en train, Henri et Philippe nous rassurent : ils sont bien arrivés à Avranches !

Mardi 23 

NANTES

LORIENT

    La série de passages fortement perturbés est interrompue mardi par une accalmie qui sera bienvenue, permettant à Loïc de retourner en train à Nantes pour ramener le Victor Hôtel. Les conditions sont idéales au niveau de vol 45 (1500 mètres) pour admirer les marais de Guérande et le golfe du Morbihan avant de toucher les roues chez les marins de Lann-Bihoué.

Bilan et conclusion

     Le nombre total d’heures de vols effectuées au cours de ce voyage est de 19 heures 10 minutes, réparties de la façon suivante : 7 heures 10 par Loïc et 12 heures  par Claude qui a bien voulu accepter de « voler pour deux » puisque les heures de vol se partageaint entre trois pilotes les voyages précédents. Le nombre de kilomètres parcourus frôle les 4000, les rivières et fleuves longés ou traversés seraient intéressant à dénombrer, c’est encore possible pour ceux qui le souhaitent grâce à la trace GPS du parcours enregistré….Quant au coût, c’est simple : à 111 euros de l’heure de vol, le calcul est facile. Compter par personne et par jour environ 70 euros pour taxi, bus, hôtel, repas, bateau, musée, etc …..et le tour est joué !

    La prochaine fois ? Ce sera le Portugal….avec un avion plus rapide, si possible !

 

 Images sur demande à :  loiclebail@wanadoo.fr

 

 

Fichiers joints à l'article :
   Trace GPS Italie - [212,03 Ko]   

 
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